AutopsiE

Journal

Sunday Morning

le 29/11/2008 à 20h51

J'ai passé des heures et des nuits entières à relire les mots qui s'étaient au fur et à mesure entassés ici. Une couche de sédiments qui sentait mauvais comme le passé que je tente encore et toujours de digérer; de transcender.


Bien sûr, ce ne sont encore rien d'autre que des pixels, et des mots que je tape sur mon clavier, depuis mon lit, en regardant la pluie tomber à grosses goûtes. Je suis malade. Pour ne pas dire très mal en point. Je traîne depuis le début de l'été un poison interne qui me ronge; qui ravage mes journées, un vent glacial qui souffle sans cesse sur les étendues meurtries de mes poumons. Les heures sont longues lorsque la douleur se réveille. On cherche, on cherche, personne ne trouve. Voilà.


Dans mon lit, mon lit qui a traversé les ans, depuis les plus belles heures de ma vie, et qui est devenu mon lit de malade, en lisant Céline, en regardant la pluie fracasser le sol sans broncher, je l'attends. C'est lui qui j'aime. Tout le reste ne compte plus. Je n'écrirai pas "LUI", ni son prénom, ni même son initiale, je veux conjurer le sort, je ne veux pas qu'il finisse comme l'autre dont j'avais trop parlé, à qui j'avais trop pensé, dont j'ai trop attendu.


Tout cela est réellement terminé. J'ai passé trop de temps plongée dans ces pages à me dire qu'elles étaient mal écrites, laides à faire peur, miroir déformant de mon passé qui me colle à la peau parce qu'il est moi. Mais je ne suis pas lui.


Adieu.





Votre hôte dévouée


Le mot du jour: Vanité


Les notes: Vincent Delerm & Valérie Lemercier - Le coup de soleil


Les mots: Le Guépard - Lampedusa




Apocalypse Please

le 21/10/2007 à 12h02

Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui.

Vénération suprême...

le 29/09/2007 à 21h38

BLAISE PASCAL.



(...) Que le coeur de l'homme est creux et plein d'ordure!


LES PENSEES



*




Les passions qui sont le plus convenables à l'homme, et qui en renferment beaucoup d'autres, sont l'amour et l'ambition: elles n'ont guère de liaison ensemble, cependant on les allie assez souvent; mais elles s'affaiblissent l'une l'autre réciproquement, pour ne pas dire qu'elles se ruinent.



A mesure que l'on a plus d'esprit, les passions sont plus grandes, parce que les passions n'étant que des sentiments et des pensées, qui appartiennent purement à l'esprit, quoiqu'elles soient occasionnées par le corps, il est visible qu'elles ne sont plus que l'esprit même, et qu'ainsi elles remplissent toute sa capacité. Je ne parle que des passions de feu, car pour les autres, elles se mêlent souvent ensemble, et causent une confusion très incommode; mais ce n'est jamais dans ceux qui ont de l'esprit.


Dans une grande âme tout est grand.



A force de parler d'amour, l'on devient amoureux. Il n'y a rien si aisé, c'est la passion la plus naturelle à l'homme.




Une haute amitié remplit bien mieux qu'une commune et égale: le coeur de l'homme est grand, les petites choses flottent dans sa capacité; il n'y a que les grandes qui s'y arrêtent et qui y demeurent.


L'on écrit souvent des choses que l'on ne prouve qu'en obligeant tout le monde à faire réflexion sur soi-même et à trouver la vérité dont on parle. C'est en cela que consiste la force des preuves de ce que je dis.




DISCOURS SUR LES PASSIONS DE L'AMOUR

On l'a haï


On l'a aimé


On l'a calomnié


On l'a adulé


On l'a supporté


On l'a dénigré


On l'a écouté


On l'a raillé


On l'a vu


On l'a évité


On l'a découvert


On l'a oublié


On l'a soutenu


On l'a désapprouvé


On l'a remercié


On l'a critiqué


On l'a prié


On l'a maudit


On l'a élu


On a parlé après...


 


On ne vote pas pour une personnalité mais pour des idées.


Je ne vote pas, encore.


Mais s'il en est un qui aurait eu ma voie, c'est bien lui.


Pas envie de discourir sur le pourquoi du comment. Pas envie de justifier à ceux qui ne comprennent pas. Pas envie de débattre avec ceux qui sont déjà bornés.


Sa personnalité, ô immondice, ce mot vient le premier. C'est mal, c'est un tabou peut-être, mais notre société est basée sur les apparences, quoi de plus naturel alors?!


Sa personnalité, et encore, comment en parler sans savoir vraiment. Son image alors, sa façon d'apparaître en public, sa façon d'être. Son franc-parler, sa motivation, son dynamisme, sa modernité, sa proximité avec son électorat, et même au-delà... Alors oui, menteur, avide de pouvoir, arriviste, provocateur, extrémiste... Peut-être, comme tout le monde il est Dr Jekyll et Mr Hyde...


Ses idées, oh pas toutes, bien sûr, mais personne n'est parfait... Certes, il n'a pas vraiment droit à l'erreur là où il est. Mais l'erreur est humaine, et l'exigence abusive qu'on a pour lui n'est pas humaine. Il s'efforce de paraître comme un homme moderne, "normal" si possible, tout en ne mentant pas sur son train de vie, qu'il peut aisément se permettre; et un homme "normal" est à prendre avec ses qualités et ses défauts, comme tous les autres.


L'absolutisme, la monarchie de droit divin sont révolus. Il n'est pas Roi, il est Chef; il n'est pas Dieu, il est homme. Nous sommes tous Hommes.

Middle Class Heroes

le 27/08/2007 à 17h15

Or blanc, or jaune, émeraude.


Rouge Allure n°6 de Chanel.


 


Tout cela n'est que signes extérieurs et menteurs d'une richesse inutile.


Nous sommes des capitalistes intellectuels. Connaissances pour connaissances, échanges et productivité maximale.


 


De toute façon, ça sert à rien on va tous crever.


 


 


 


* Avant goût d'une réflexion aboutie sur le mal de notre siècle *


 


Monsieur de Musset, je vous aime.

Mercredi 22 Août 2007 (pue la chaussette, j'ai 16 ans et un mois, oh diantre quelle joie insoupçonnée...)


 


* Maman m'a prêté son émeraude.


* Demain sortie à Lyon (soyons fiers d'alimenter notre société capitaliste en crise, et pour montrer notre soutien aux Etats-Unis, en proie à une crise immobilière historique, on ira même chez Mc Do...)


* Ce matin (12h et des brouettes), Drey au téléphone, genre c'est moi qui invite pour la soirée chez Brousse... Manque cruel d'organisation.


* Tu savais que notre lycée était un des rares en France à posséder un CVL?! Il faut en profiter!


* Il y a des tonnes et des tonnes de nuages... laule, pauvre garçon.


* Don't like reality


* Demain soir, fondue au chocolat.


* Après-demain, footing... ah non.


* Vendredi chez Daddy


* Samedi chez Daddy


* Samedi soir chez Brousse, furieuse envie de tous les revoir, bon sang de bonsoir, trois mois c'est long!


* Dimanche... si j'émerge, sous réserves...


* Le reste on s'en fou (Ciao bella ... )


* Travailler à la piscine municipale c'est le pire des plans cette année.


* She's on your mind, she's on your mind...


* Enfin voilà quoi!


 


Moultes salutations





Comme d'hab'


[ce soir c'est The Fray... everyone knows I'm in OVER MY HEAAADD OVEEEERR MYY HEEAAADDD ...]


bla


bla


bla





en photo: Eugène, acheté chez Ikéa, avis aux amateurs...

Pendu! Pendu! Pendu!

le 15/08/2007 à 22h33

Maudit soit à jamais le rêveur inutile


Qui voulut le premier, dans sa stupidité


S'éprenant d'un problème insoluble et stérile


Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté.


 


 


C'est malheureux...


 


 

J'ai mal au ventre.


Missa-Missa, Darling et Brousse, Drey, Quentin, Mel, Aliss, Karen, Jo, Marie, Flo, Morgane, Béré, Maxime, Anne, Adeline, Marie, Madame Fleury-Anne, Adrien, Maureen, Carole, Noémie, Emeric, Gaëlle, Léa, Arthur, Nath, Maxime, Hélène, Julianne, Amandine, Tina, Lauriane, Pauline, Théo et Théo, Thomas, Marine, Nounou, Cactus, Lui, Tommy, Alex, Leslie, Jojo, tonton Fred, Romain, Jimmy, Florent, Cam, Marilyn, Claire, Solène, Garance, Bernard et Gisèle, Cathy et son frère, Thomas, Jean-Philippe, ...

Ne le dis à personne

le 11/08/2007 à 00h15

Comme disait Darling, les histoires de c** du XVIIème siècle, c'était super marrant.


Elle a employé un autre mot, mais je ne le juge pas approprié à la présente métaphore.


L'herbe est toujours plus verte ailleurs, qui voudrait qu'on ne lui dise rien, qui ne voudrait aucune certitude, qui ne voudrait que des doutes, des regards et des poussières de sentiments?


 


 


 


 


Wolfgang Amadeus Mozart n'a pas grand chose à faire ici... Vénération absolue.


 


Vous saviez que le fantôme de Voltaire hantait ma chambre?

les histoires d'A...

le 10/08/2007 à 23h57

Vendredi 10 Août 2007 (encore pour 3min)


 


Elle se concentre avant d'écrire un article, avant d'écrire quoi que ce soit d'ailleurs. Match de boxe? Presque. C'est plus que de la concentration, introspection éclaire, je me connais de l'intérieur mieux que n'importe quelle micro caméra ne le fera jamais. C'est Beethoven qui guiderait presque mes doigts ce soir, j'ai toujours rêvé de jouer du piano, le clavier c'est une belle métaphore, je martèle les mots pour vos pupilles, les mots sont de la musique, de la musique automatique, car je ne contrôle plus rien depuis bien longtemps. Ce soir j'ai décidé que ce serait un énorme bloc de texte, car même si je sais qu'une personne (si ce n'est moins) prend la peine de lire mes bêtises régulièrement, on ne sait jamais, elle peut changer d'avis en voyant ce pavé d'ordures. Je lui avais dit que je faisais une pause, je dis toujours ça lorsque vingt minutes après une folle envie de reprendre ce que je voulais abandonner me saisit. Ce doit être mon côté fille pourrie gâtée, ou bien Nothombien, bien que je fasse de graves infidélités à la vivante depuis un certain temps. Ce qui t'a été donné te sera repris; dans l'air du temps, j'ai commencé La Confession d'un enfant du siècle, au début je voulais lire Les Souffrances du jeune Werther mais c'est Monsieur de Musset qui m'est tombé dans les mains le premier. Une mouche est entrain de rendre l'âme sur l'un de mes nombreux cahiers où subsistent les dernières traces de mon écriture manuscrite. Je frôle la tendynite au poignet droit, étrange maladie de ceux qui en font toujours des caisses. La folie créatrice ou libératrice, ça dépendra de votre psy, moi je parle de folie tout court, même si j'en suis consciente, et que par définition je ne suis donc pas encore folle. Tout de même je n'aime pas voir la mort en face, je vais aller mettre le pauvre insecte mourant sur le bord de la fenêtre, qu'il voit la vraie nuit une dernière fois. Ceux qui liront cela entièrement auront droit à une minute de silence en la mémoire la mouche morte sur mon bureau. Et merde, ça y est, le silence, l'immobilité, comme si la potion magique n'agissait plus sur mes doigts, ils ont cessé de bouger pendant un temps, comme si la musique s'arrêtait, alors que tout un chacun sait que les vrais génies ne s'arrêtent jamais, voici la preuve de ma nullité, et puis d'ailleurs, en fallait-il vraiment une... Je délire, je divague, à vrai dire je ne sais même pas ce que j'écris, les sonates sont trop lentes, les symphonies trop magistrales, je ne sais pas ce qui me bousille les tympans actuellement, Beethoven ô Beethoven, Mozart était le génie absolu de mon enfance, mon adolescence en a connu des wagons entiers, besoin typique de n'importe quoi pour se sentir exister, besoin typique de se raccrocher à n'importe qui et d'épuiser jusqu'à la dernière goutte d'humanité que son souvenir conserve pour chacun de nous: cette nuance est impossible à expliquer, je vous laisse vous débrouiller.


 


Presto Agitato...


 


 


Moonlight Coma

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